Outils pédagogiques 3ème trimestre Collège au cinéma

COLLEGE AU CINEMA 

DISPOSITF NATIONAL D EDUCATION A L IMAGE SOUTENU PAR LE CNC 

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et le Conseil Départemental de Moselle

Fantastic Mister Fox

FMFAFFICHEÀ VOUS DE CHERCHER SUR L’AFFICHE
1. En quelles langues est rédigée l’Affiche ?
2. Quelle couleur attire notre attention ? Pourquoi ressort-elle autant ?
Quelles informations fait-elle passer ?
3. Relever les mots qui visent à vanter la qualité du film.
4. Quel type de cinéma annonce cette affiche ? Par quels éléments ?
5. Comment sont disposés les personnages ?
6. Comment nous fait-on comprendre lequel est Fox ? Comment attire t-il notre regard ?
7. Regrouper les personnages deux par deux en fonction de leurs attitudes, costumes, couleurs, …
8. Chercher dans le film des scènes qui justifient l’affiche.

 

USA, 2009, 35 mm, Couleur, 83′
Réalisation : Wes Anderson —> https://fr.wikipedia.org/wiki/Wes_Anderson
Scénario : Wes Anderson, Noah Baumbach —>  https://fr.wikipedia.org/wiki/Noah_Baumbach , d’après le roman « Mr Fox » de Roald Dahl —>  http://www.ricochet-jeunes.org/auteurs/recherche/1714-roald-dahl
Animation : Andy Biddle, Chuck Duke
Production : 20th Fox Film Corp.
Distribution France : 20th Century Fox
Voix (VO / VF)
Fox : Georges Clooney / Mathieu Amalric
Felicity : Meryl Streep / Isabelle Huppert

 

SYNOPSIS

En Haut d’une colline, Fox le renard est rejoint par son épouse Felicity la renarde. Téméraire voleur de poule, il l’entraîne dans un élevage où ils sont pris au piège. Felicity exige alors de Fox la promesse d’arrêter ce gagne-pain trop dangereux car elle attend un bébé.
Deux ans plus tard, Fox est devenu journaliste. Dans leur terrier, Felicity s’occupe de leur petit renardeau, Ash. Mais Fox s’ennuie et se sent pauvre. Un jour il découvre une logement dans un arbre, avec une vue imprenable sur les fermes des trois B : Boggis, éleveur de poules, Bunce, éleveur de canards et d’oies et Bean, éleveur de dindes et fabriquant de cidre. Malgré les mises en garde de son avocat Clive Badger, Fox l’achète. La famille emménage peu avant l’arrivée du neveu de Felicity, Kristofferson, contraint par la maladie de son père de venir chez eux. Mais Fox n’est pas vraiment satisfait de son sort. Il l’est d’autant moins que la comparaison entre les deux renardeaux n’est pas à l’avantage de son fils et que les poules ne sont pas bien loin …

NAISSANCE DU FILM

Fantastic Mr Fox (2009) est le premier film d’animation de Wes Anderson qui avait auparavant réalisé plusieurs films avec des acteurs (Bottle Rocket, Rushmore, La Famille Tenebaum, La Vie aquatique, A bord du Darjeeling Limited, Moon Rise Kingdom et Grand Budapest Hotel)… Le cinéma d’animation lui a paru le moyen le plus approprié pour adapter le roman de Roald Dahl (Mr Fox) qu’il aime depuis son enfance. Pour écrire son scénario, Wes Anderson s’est installé à Gipsy House, la propriété familiale de Roald Dahl, en Angleterre. « Je connais la veuve de Roald Dahl depuis des années, a-t-il déclaré, je pensais que ça serait marrant d’écrire le film sur place, sans me douter qu’il se nourrirait à ce point de cette expérience. Le fait de parler à sa famille, d’éplucher ses manuscrits et de regarder la campagne par sa fenêtre a complètement influencé le film. Le paysage que nous avons créé est exactement celui qui entoure sa maison, les meubles et les bâtiments sont des maquettes de ce qu’on a découvert (…) La maison est le reflet de la personnalité de Dahl. » Une fois le scénario écrit, Anderson a contacté Henry Selick —>
https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Selick – réalisateur de L’Etrange Noël de Monsieur Jack (1993), James et la pêche géante (1996) – pour qu’il tourne Mr Fox en stop-motion (animation image par image). Mais Selick étant déjà occupé par son propre film Coraline (2009), Anderson a décidé de se familiariser avec la technique de l’animation pour mette lui-même en image son scénario. 150 décors à échelle réduite, 4 000 accessoires sur mesure et 500 modèles différents de marionnettes ont été créés. L’herbe est une serviette-éponge, l’eau du papier d’emballage cellophane, le feu du savon gélatineux orange et la cascade un film plastique alimentaire. 5 229 plans et 621 450 photos ont été enregistrés !

MISE EN SCÈNE

Maquette et figurines
Dans la scène d’ouverture, Wes Anderson donne l’impression que Felicity arrive de loin pour rejoindre Fox au sommet d’une colline. Pourtant il ne disposait que d’une maquette de taille réduite représentant ce paysage. Pour créer l’illusion d’un déplacement dans de grands espaces, il a commencé par filmer la maquette avec une marionnette de 4 cm en plan général (personnage à peine visible). A mi-parcours, il l’a remplacé par une marionnette de 10 cm filmée en plan moyen (personnage en pied). Au somment, il en a mis une de 30 cm filmée en plan rapproché (coupée à la taille ou aux cuisses) et en gros plan (jusqu’au cou).

Animation saccadée
Chaque scène, composée de figurines et objets inanimés a été filmée à l’aide d’une caméra capable de ne prendre qu’une seule image à la fois. Entre chaque image, figurines et objets inanimés sont légèrement déplacés. Lorsque le film est projeté à la vitesse de 24 images par seconde, la scène semble animée. Cette technique d’animation d’objets est connue sous les noms de : animation en volume, animation image par image ou stop-motion. Wes Anderson a volontairement donné à ses figurines un rythme saccadé en prenant avec sa caméra que 12 images par seconde au lieu de 24.
AUTOUR DU FILM

Roald Dahl (1916-1990) —>  https://www.roalddahl.com/
Quand Roald Dahl publie en 1970 Mr Fox (Fantastique maître Renard), dont Fantastic Mr Fox est tiré, il est déjà un célèbre écrivain britannique pour enfants traduits dans le monde entier, avec les Gremlins —> https://www.youtube.com/watch?v=sSXEm0vMzkg (adaptés par Joe Dante en 1984), James et la pêche géante —>
http://www.dailymotion.com/video/xnh9zw_james-et-la-peche-geante-extrait-vf_shortfilms ou Charlie et la chocolaterie –> https://www.youtube.com/watch?v=VdB3UI5eEk4 (adapté par Tim Burton en 2005). D’autres succès suivront, dont Matilda –> https://www.youtube.com/watch?v=5bdVJLLlwE8 (Adapté par Danny de Vito en 1996).
Son univers est cruel mais le ton toujours humoristique. Son secret : il donne toujours le mauvais rôle aux adultes !

VIDEO DE LA SEQUENCE A ANALYSER

À VOUS DE CHERCHER DANS LA SÉQUENCE

1. Identifiez les personnages en précisant ce qui vous a permis de les reconnaître tout au long de la séquence.
2. Du plan 1b au plan 8, qu’est-ce qui nous permet de comprendre ce qui inquiète les personnages ?
3. Dans quel plan le personnage est-il filmé en plongée (avec la caméra placée au dessus de lui). Quelle impression le réalisateur a-t-il cherché à donner par cette mise en scène ?
4. Relevez les trois plans qui permettent de comprendre que Felicity gifle Fox, puis décrivez la mise en scène de ces plans en utilisant les mots « amorce », « champ » et « contrechamp ».
5. Quel élément du plan 1b permet de comprendre ce que signifie le plan 24 ?

Dossier Fox

Dossier Fox

Dossier Fox

Dossier Fox

Dossier Fox

Dossier Fox

Dossier Fox

LA PIROGUE

Fiche Le TableauÀ VOUS DE CHERCHER SUR L’AFFICHE
1. Autour de quoi s’organise l’affiche ? Expliquez pourquoi.
2. Décrivez l’image et la pirogue avec ses hommes à bord. Quelles impressions en tirez-vous ?
3. Quelle importance prend la maxime du Vieil homme et la mer de Hemingway au dessus de la pirogue ?
4. Quelle valeur accorde l’article défini “LA” employé dans le titre du film ?
5. Dans l’affiche, à quoi sert la pirogue, correspond-elle à ses fonctions habituelles ? Lesquelles ?

Fiche technique :
France, Sénégal, 2012, scope, couleurs, 1h27’.
Réalisation : Moussa Touré —https://fr.wikipedia.org/wiki/Moussa_Tour%C3%A9
Scénario/dialogues : Éric Névé,

http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=43763.html, David Bouchet.
Photo. : Thomas Letellier.
Distributeur : Rezo Films /Studio 37.
Interprétation :
Baye Laye (Souleymane Seye Ndiaye)
Kaba (Babacar Oualy)
Lansana (Laïty Fall)
Abou (Malamine Dramé « Yalenguen »)
Samba (Balla Diarra)…

SYNOPSIS

Baye Laye est pêcheur dans un petit village près de Dakar d’où partent de nombreuses pirogues à destination des Îles Canaries, malgré des traversées périlleuses et meurtrières. Lorsqu’on lui propose de guider une pirogue de trente migrants, il refuse d’abord, mais finit par prendre la mer. Certains de ces passagers ne se comprennent pas, d’autres n’ont jamais navigué. Aucun ne sait ce qui l’attend…

NAISSANCE DU FILM

Fiche Le TableauMoussa Touré naît en 1958 à Dakar au Sénégal. Spectateur de films indiens ou américains qui envahissent les écrans de Dakar, initié à l’image par un père passionné de photographie, il assiste en 1975 au tournage du film de Mahama Johnson Traoré, Njangaan. Le jeune Touré y sera un observateur attentif et passionné avant de devenir machiniste-électricien sur le film suivant du même réalisateur puis sur L’histoire d’Adèle H . de François Truffaut. En 1988, il réalise un court métrage de fiction, Baram où des enfants de pêcheurs se racontent des histoires autour d’un feu, pendant que le poisson grille. Afin de développer sa carrière d’une manière autonome, Moussa Touré décide de s’autoproduire et pour cela fonde sa propre société, Les Films du crocodile . Il écrit alors en 1991 son premier long métrage, Toubab bi, récit autobiographique, non dénué d’humour, d’un Africain arrivant en France, confronté au choc de sa culture avec celle des Blancs.
Attentif au quotidien politique, économique et social de son continent, Moussa Touré a été très vite concerné par les migrations de ses compatriotes en Europe : « Au Sénégal, chaque famille compte au moins un de ses membres qui s’est embarqué dans une pirogue pour tenter sa chance en Europe. » Pour écrire sur ce sujet, Moussa Touré ne manquait pas de possibilités de rencontres, comme celle d’un artisan de son quartier croisé après une disparition d’un mois : il rentrait d’un voyage en pirogue qui avait échoué. De ce témoignage, Touré écrit un projet de film qu’il va développer, avec le scénariste David Bouchet, à partir de la nouvelle de l’écrivain sénégalais, Abasse Ndione, Mbëkë mi. Le scénario se nourrit ainsi de rencontres avec des Sénégalais ayant déjà vécu des traversées, non seulement pour se forger un point de vue documenté sur les pirogues mais pour trouver des acteurs proches du réel, comme l’unijambiste de la pirogue qui a perdu sa jambe durant un voyage. Après trois ans d’écriture, le scénario final de La Pirogue naît donc de cette interaction entre le réel et la dramaturgie d’un récit cinématographique. Pour mettre ses acteurs en condition, le réalisateur choisit de leur montrer le film de Peter Weir Master & Commander sorti en 2003. Ce qui intéresse Moussa Touré dans ce film de corsaires, ce ne sont pas les batailles épiques que se livrent les deux navires, mais comment le conflit entre le capitaine et le chirurgien de bord est traduit dans une mise en scène juste et nuancée. Le cinéaste s’en souviendra au moment des conflits qui agitent les passagers de sa pirogue, notamment en privilégiant plus le jeu des regards et le silence que des dialogues envahissants.

MISE EN SCÈNE

Les plans larges qui montrent la pirogue sur un vaste horizon marin sont quasiment inexistants : elle sera filmée sans perspective, et toujours en clôture de chacune des péripéties de la tragédie. Un plan récurrent de la proue de la pirogue qui fend la mer ponctue les étapes du voyage. Comme dans le théâtre classique, elle représente une unité de lieu qui concentre les conflits. Elle devient l’espace symbolique où, au propre comme au figuré, les passagers, et toute la société sénégalaise qu’ils représentent, tanguent. La caméra rend palpable la compartimentation de l’espace en cultures, langues et religions. Les corps sont parfois filmés alignés, de profils « en enfilade » dans la profondeur de champ de la pirogue, afin d’accentuer la notion d’horizon vers lequel ils sont tendus. Enfin, comme sur un plateau de théâtre, la lumière naturelle sculpte les groupes et les corps, dans la pénombre de la nuit ou dans la violence du soleil. Le huis clos de la pirogue conduit très vite à des cadres plus serrés pour filmer sur les visages l’étouffement, l’angoisse, le silence qui va s’installer de plus en plus. Quand le film monte, par paliers, vers la catastrophe, les rêves de Samba, le chef Pulaar, les monologues intérieurs des personnages-clés survivants, les chants collectifs sont des modes d’expression privilégiés de la fable tragique qui se joue dans l’embarcation, conduisant le spectateur au coeur des personnages et construisant le symbolique.

AUTOUR DU FILM

Partir à tout prix ? Les migrants vus par les cinémas d’Afrique
Nombre de cinéastes africains sont partis se former en Europe, vivant les difficultés de la confrontation des cultures, de l’adaptation et éventuellement de l’intégration. Certains sont rentrés parce que, comme Moussa Touré, ils ne peuvent pas vivre les contradictions de deux cultures et leurs racines sont en Afrique ; d’autres sont restés, parce que, cinéastes, ils portent leur continent en eux. Mais le voyage entre l’Afrique et l’Europe, a été et est encore un motif récurrent des cinémas d’Afrique. Les anciens colonisateurs ont en effet laissé, ancré dans les têtes, les prétendues opulence et réussite de leurs pays, malgré tous les démentis de l’Histoire. En choisissant ce thème des migrations, les cinéastes africains livrent leur propre regard.

Le cinéma sénégalais
Pionnier en Afrique, le cinéma sénégalais a donné naissance à des talents qui n’ont pas toujours pu s’exprimer par manque de moyens. Malgré l’institution d’une Direction de la Cinématographie en 2000, le cinéma national vit toujours grâce aux guichets étrangers, et la généralisation de la télévision, le piratage des films, entraîne la fermeture massive des salles de cinéma. Cependant, certaines mesures comme la mise en place effective d’un fonds d’aide au cinéma sont des signes prometteurs d’un renouveau du cinéma sénégalais.

VIDEO DE LA SEQUENCE A ANALYSER


À VOUS DE CHERCHER DANS LA SÉQUENCE

1. Quelle est la situation décrite au début de la séquence ?
2. Le plan 4, nous montre un espace clos alors que le plan suivant (6) ouvre sur l’océan. Ce changement de perspective est-il un bon présage ?
3. Que fait Abou au plan 9 ? Qu’apprenons-nous d’Abou à travers son acte ? Et pourquoi (Plan 11) ?
4. La décision d’Abou sera-t-elle celle des autres membres de la pirogue et notamment celle de Baye Laye au plan 17 ? Que se passe-t-il alors ?
5. (Plans 18b – 20f à 20h) Que nous révèle le jeu de regards des différents acteurs du conflit ?
6. Dans quelle mesure cette séquence est-elle prémonitoire du drame qui va survenir ?

Fiche Le Tableau

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